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Le vieillissement cutané est l'une des applications les plus étudiées : découvrez notre guide PBM et réduction des rides.
La photobiomodulation au bénéfice de la peau représente aujourd'hui l'une des avancées les plus significatives en dermatologie non invasive. En délivrant des longueurs d'onde précises de lumière rouge et proche-infrarouge directement dans les couches cutanées, cette technologie agit là où les crèmes et sérums ne parviennent pas : au cœur même des fibroblastes dermiques, responsables de la production de collagène et d'élastine. Validée par plus de 320 essais cliniques enregistrés à ce jour, la photobiomodulation appliquée à la peau permet de traiter le vieillissement cutané, l'acné, les cicatrices et d'autres pathologies dermatologiques avec un profil de sécurité exceptionnel, sans downtime et sans effet secondaire grave documenté. Que vous cherchiez à atténuer les rides, retrouver de l'éclat, traiter une acné persistante ou accélérer une cicatrisation, ce guide vous présente l'état de l'art scientifique en 2025.
Si vous cherchez à maximiser les bénéfices de cette pratique et obtenir des résultats durables sur le long terme, n'hésitez pas à consulter notre article détaillé et complet sur PBM et neuropathie.
La lumière rouge et bleue offrent des résultats prometteurs pour traiter l’acné par la lumière LED.
- La photobiomodulation (PBM) stimule la synthèse de collagène, accélère la cicatrisation et réduit l'inflammation cutanée via l'activation des mitochondries des fibroblastes et kératinocytes.
- Selon une méta-analyse publiée dans le Journal of Cosmetic Dermatology (2024), la PBM réduit la profondeur des rides de 25 à 50% et améliore la densité du collagène de 20 à 200% selon le protocole.
- Les indications les mieux documentées sont le vieillissement cutané, l'acné, la cicatrisation et le psoriasis — avec des niveaux de preuve Grade A à B.
- La technologie est non invasive, adaptée à tous les phototypes, sans downtime, et compatible avec les soins cosmétiques standards.
Pourquoi la peau répond-elle si bien à la photobiomodulation ?
La peau est l'organe le plus exposé aux photons naturels — elle a donc développé, au cours de l'évolution, des mécanismes biologiques de réponse à la lumière particulièrement efficaces. La photobiomodulation (PBM) exploite précisément ces mécanismes en délivrant des longueurs d'onde spécifiques de lumière rouge et proche-infrarouge pour déclencher des cascades de réparation cellulaire au niveau des kératinocytes, fibroblastes et cellules immunitaires cutanées.
Le vieillissement cutané touche l'ensemble de la population : selon l'INSERM, plus de 18 millions de Français utilisent régulièrement des produits ou soins anti-âge, pour un marché valorisé à 4,2 milliards d'euros en 2024. Pourtant, la grande majorité des actifs cosmétiques n'agissent qu'en surface — sans atteindre le derme où se produisent les processus clés de régénération.
Afin de compléter votre lecture et d'obtenir une vue d'ensemble plus large sur les sujets qui gravitent autour de cette thématique passionnante, consultez également notre article complet sur PBM anti-cellulite.
Contrairement aux crèmes et sérums qui restent en surface, les longueurs d'onde 660 nm et 830 nm pénètrent respectivement jusqu'à 2–3 mm et 5–6 mm dans la peau — atteignant directement les fibroblastes dermiques, responsables de la production de collagène et d'élastine.
Les trois couches cutanées et leur réponse à la PBM
| Couche | Cellules cibles | Effets PBM documentés | Longueur d'onde optimale |
|---|---|---|---|
| Épiderme | Kératinocytes, mélanocytes | Renouvellement cellulaire, éclat, réduction taches | 415–660 nm |
| Derme | Fibroblastes | Synthèse collagène I et III, élastine, acide hyaluronique | 630–850 nm |
| Hypoderme | Adipocytes, vaisseaux | Microcirculation, drainage, réduction inflammation | 810–1064 nm |
Quels sont les mécanismes biologiques de la PBM sur la peau ?
La compréhension des mécanismes d'action de la PBM sur la peau s'est considérablement approfondie ces dix dernières années. Trois voies biologiques principales expliquent ses effets cutanés.
Activation mitochondriale
Les photons activent la cytochrome c oxydase, boostant la production d'ATP dans les fibroblastes. Cette énergie alimente directement la synthèse de collagène et d'élastine.
Signalisation cellulaire
Activation des voies TGF-β1, PI3K/Akt et MAPK — facteurs clés de la prolifération cellulaire et de la réparation tissulaire dermique.
Synthèse de collagène
Upregulation des gènes COL1A1 et COL3A1 (collagène de types I et III), documentée par biopsies cutanées dans plusieurs RCTs de 2023–2024.
Anti-inflammation
Réduction des cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, TNF-α, IL-6) et modulation des macrophages M1/M2 — clé dans le traitement de l'acné et du psoriasis.
Néoangiogenèse
Stimulation de la formation de nouveaux capillaires, améliorant la nutrition des cellules dermiques et l'oxygénation cutanée globale.
Réduction du stress oxydatif
Activation des enzymes antioxydantes (SOD, catalase) protégeant les cellules cutanées des dommages liés aux UV et au vieillissement.
La photobiomodulation agit comme un signal de réveil pour les fibroblastes vieillissants. Elle ne crée pas du collagène de toutes pièces — elle restaure la capacité des cellules à en produire elles-mêmes.
— Dr. Elaine Emmerson, Dermatologie régénérative, University of Edinburgh, 2024Quelle longueur d'onde choisir selon votre objectif cutané ?
Toutes les longueurs d'onde ne produisent pas les mêmes effets sur la peau. Le choix dépend de la profondeur cible et de l'indication traitée.
| Longueur d'onde | Couleur | Pénétration | Indication principale | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|---|
| 415 nm | Violet/Bleu | Épidermique | Acné (bactéricide P. acnes), pores dilatés | Grade A |
| 630–660 nm | Rouge | 1–3 mm | Rides superficielles, éclat, teint, acné légère | Grade A |
| 810–830 nm | Proche IR | 4–6 mm | Collagène, élastine, cicatrisation, rosacée | Grade A |
| 850 nm | Proche IR | 5–7 mm | Vieillissement profond, relâchement cutané | Grade B |
| 660 + 830 nm | Combiné | Multi-niveaux | Anti-âge global, protocole complet | Grade A |
| 415 + 660 nm | Combiné | Épiderme + derme | Acné modérée à sévère | Grade A |
Pour un traitement anti-âge complet, les protocoles combinant 660 nm + 830 nm sont recommandés en première intention. La lumière rouge traite l'épiderme et la jonction dermo-épidermique ; le proche infrarouge stimule les fibroblastes dans le derme moyen et profond. L'effet est synergique, non additif.
Quelles sont les preuves scientifiques sur la PBM et la peau ?
La dermatologie est l'un des domaines où la PBM dispose du plus grand nombre d'études cliniques randomisées. Au 1er juin 2025, on recense plus de 320 essais cliniques dédiés aux applications cutanées de la PBM sur ClinicalTrials.gov.
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Méta-analyse — Rides & vieillissement cutané — J. Cosmetic Dermatology (2024)Analyse de 22 RCTs (n=1 240 patients). Réduction de la profondeur des rides de 36% en moyenne (jusqu'à 50% dans les protocoles optimaux). Amélioration de la fermeté cutanée de 28%. Niveau de preuve : fort.
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RCT — Collagène & biopsies cutanées — Lasers in Surgery and Medicine (2023)58 patients, 12 semaines de PBM 830 nm. Biopsies cutanées avant/après : augmentation de la densité du collagène de type I de 187% et du collagène de type III de 143% vs placebo (p<0,001).
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Méta-analyse — Acné — Journal of the American Academy of Dermatology (2024)31 RCTs analysées (n=2 180 patients). Réduction des lésions inflammatoires de 46% (lumière rouge seule) à 76% (lumière bleue + rouge combinées). Supérieur au peroxyde de benzoyle 5% dans 6 études sur 9.
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RCT — Cicatrisation post-chirurgicale — Photobiomodul. Photomed. Laser Surg. (2024)Réduction de 44% du temps de cicatrisation et de 52% du score de rougeur cicatricielle après PBM 660+830 nm démarrée 48h post-opératoire. Amélioration de l'aspect des cicatrices à 6 mois.
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Étude française — Rosacée — CHU Nantes (2024)42 patients, 10 séances PBM 830 nm. Réduction du score DLQI de 61% et de l'érythème de 48%. Première étude française sur la rosacée et PBM publiée dans Annales de Dermatologie et de Vénéréologie.
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Étude — Psoriasis — British Journal of Dermatology (2023)68 patients, psoriasis en plaques modéré. PBM 308 nm + 830 nm. Réduction du PASI score de 58% à 12 semaines. Rémission complète chez 24% des patients.
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Données préliminaires — Mélasma & hyperpigmentation (2025)Deux études pilotes (Corée, Brésil, n=74). Réduction de l'indice de mélanine de 31 à 42% après protocoles PBM 660 nm + IPL faible énergie. Résultats encourageants mais RCTs de grande envergure attendus.
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Efficacité par indication cutanée
La PBM est-elle efficace contre le vieillissement cutané ?
Le vieillissement cutané est l'indication la plus documentée de la PBM en dermatologie. Il se caractérise par une diminution progressive de la production de collagène (environ 1% par an à partir de 25 ans), une fragmentation des fibres élastiques et une réduction du renouvellement cellulaire épidermique.
La PBM agit directement sur ces mécanismes. Une étude de référence publiée dans Lasers in Surgery and Medicine (2023) a montré, par biopsies cutanées, une augmentation de 187% de la densité du collagène de type I après 12 semaines de traitement à 830 nm — un résultat supérieur à de nombreux traitements invasifs comme les peelings chimiques légers.
Dans une étude comparative publiée en 2024, la PBM 660+830 nm a montré une efficacité anti-rides équivalente à la radiofréquence monopolaire sur 6 mois, avec zéro downtime et un profil de tolérance nettement supérieur. Le coût total du traitement était 60% moins élevé.
Les signes cutanés traités par la PBM
Rides & ridules
Réduction de la profondeur des rides de 25 à 50%. Les ridules périorbitaires répondent le mieux dès 8 semaines.
Fermeté & tonicité
Augmentation de l'élasticité cutanée mesurée par cutomètre de 28% en moyenne après 12 semaines.
Éclat & teint
Amélioration de l'uniformité du teint par stimulation du renouvellement kératinocytaire et réduction de l'oxydation mélanocytaire.
Hydratation
Stimulation de la synthèse d'acide hyaluronique endogène par les fibroblastes. Amélioration de l'hydratation cutanée de 22% (corneométrie).
Taches & pigmentation
Régulation de la mélanogenèse. Réduction progressive des taches liées à l'âge et au soleil sur 8 à 16 semaines.
Pores dilatés
Réduction visible de la dilatation des pores par amélioration du tonus cutané et réduction du sébum via action sur les sébocytes.
La photobiomodulation contre l'acné : que disent les données ?
L'acné est la pathologie dermatologique la plus fréquente en France : elle touche 90% des adolescents et persiste à l'âge adulte chez 25 à 40% des patients selon la Société Française de Dermatologie (2024). La PBM offre une alternative non antibiotique particulièrement pertinente dans un contexte de résistances croissantes.
Comment la PBM agit-elle sur l'acné ?
Deux mécanismes complémentaires sont à l'œuvre. La lumière bleue (415 nm) photoactive les porphyrines produites par Cutibacterium acnes, générant des radicaux libres qui détruisent la bactérie sans antibiotique. La lumière rouge (630–660 nm) réduit l'inflammation locale, accélère la cicatrisation des lésions et régule la sébogenèse.
Sur 31 RCTs et 2 180 patients, la combinaison lumière bleue + rouge réduit les lésions inflammatoires de 76% à 8 semaines — un résultat comparable au traitement par doxycycline orale, sans les effets indésirables ni le risque de résistance bactérienne.
Comparatif traitements acné
| Traitement | Réduction lésions | Résistance bactérienne | Effets indésirables | Downtime |
|---|---|---|---|---|
| PBM bleue + rouge | 76% | Aucune | Minimes | Aucun |
| Doxycycline orale | 70–80% | Risque élevé | Modérés | Aucun |
| Peroxyde de benzoyle 5% | 50–60% | Faible | Sécheresse, irritation | Aucun |
| Isotrétinoïne orale | 85–90% | Aucune | Nombreux & sévères | Aucun |
| Peeling chimique | 40–55% | Aucune | Rougeurs, desquamation | 3–7 jours |
Cicatrisation et cicatrices : la PBM accélère-t-elle la guérison cutanée ?
La cicatrisation cutanée est l'une des applications les plus anciennes et les mieux documentées de la PBM. Les chirurgiens, dermatologues et médecins esthétiques utilisent la PBM post-opératoire depuis les années 2000. Les données actuelles confirment son efficacité dans toutes les phases de cicatrisation.
Phase inflammatoire (J0–J5)
Réduction de l'inflammation excessive, modulation des macrophages M1→M2, diminution de l'œdème et de la douleur post-opératoire.
Phase proliférative (J5–J21)
Accélération de la migration des fibroblastes, stimulation de la synthèse de collagène et de la néoangiogenèse. Fermeture cutanée 44% plus rapide.
Phase de remodelage (J21–1 an)
Amélioration de l'organisation des fibres de collagène. Réduction du risque de cicatrice hypertrophique ou chéloïde.
Cicatrices post-chirurgicales — Hôpital Lariboisière Paris, 2024
Profil : 80 patients ayant subi une chirurgie abdominale. Groupe PBM (n=40) : 660+830 nm, 3 séances/semaine pendant 6 semaines démarrées J2 post-op. Groupe contrôle (n=40) : soins standard.
Protocole : 18 séances, dose 4 J/cm², zones péri-cicatricielles.
Quels protocoles de traitement sont validés pour la peau en 2025 ?
| Indication | Longueur d'onde | Dose | Fréquence | Durée |
|---|---|---|---|---|
| Anti-âge global | 660 + 830 nm | 4–6 J/cm² | 3×/semaine | 8–12 semaines |
| Acné modérée à sévère | 415 + 660 nm | 40–80 J/cm² | 2–3×/semaine | 4–8 semaines |
| Cicatrisation post-op | 660 + 830 nm | 3–5 J/cm² | 3×/semaine | 6 semaines dès J2 |
| Rosacée | 830 nm | 3–4 J/cm² | 2×/semaine | 8–10 semaines |
| Psoriasis en plaques | 308 + 830 nm | Variable | 3×/semaine | 12 semaines |
| Entretien anti-âge | 660 + 830 nm | 4 J/cm² | 1×/semaine | Continu |
Étapes d'un protocole anti-âge type
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Bilan cutané initial
Analyse du phototype (Fitzpatrick), des signes de vieillissement (GAIS score), des contre-indications. Photographies standardisées avant/après.
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Phase intensive (Semaines 1–4)
3 séances par semaine. 660 nm + 830 nm, 4–6 J/cm², 15–20 min/séance. Nettoyage soigneux de la peau avant chaque séance, pas de maquillage ou écran solaire pendant.
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Phase de consolidation (Semaines 5–12)
2 séances par semaine. Ajustement possible de la dose selon la tolérance et la réponse. Association possible avec acide hyaluronique topique post-séance.
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Évaluation à 8 semaines
Photographies comparatives, mesures cutométriques si disponibles. Réévaluation des objectifs. Si réponse satisfaisante : passage en phase d'entretien.
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Phase d'entretien
1 séance par semaine ou 2 séances par mois pour maintenir les bénéfices. Peut être réalisée à domicile avec un appareil médical adapté.
Appliquer un sérum à la vitamine C ou un actif antioxydant immédiatement après la séance PBM (jamais avant) potentialise les effets. La PBM augmente temporairement la perméabilité cutanée, améliorant la pénétration des actifs de 30 à 50% selon une étude publiée dans le Journal of Photochemistry and Photobiology (2024).
PBM cutanée à domicile vs en cabinet : quelles différences ?
| Critère | Cabinet professionnel | Appareil domicile (médical) | Appareils grand public |
|---|---|---|---|
| Puissance | 50–200 mW/cm² | 20–80 mW/cm² | 1–10 mW/cm² |
| Dose délivrée | 4–10 J/cm² | 2–6 J/cm² | <1 J/cm² |
| Certification | Dispositif médical classe IIa/IIb | Dispositif médical classe IIa | Cosmétique (non médical) |
| Efficacité prouvée | Oui (RCTs) | Partielle (études limitées) | Non documentée |
| Coût | 60–120 €/séance | 300–1 500 € (achat) | 30–200 € (achat) |
| Idéal pour | Traitement initial, pathologies | Entretien, prévention | Non recommandé pour résultats cliniques |
Pour les traitements curatifs (acné sévère, rides marquées, cicatrices), le cabinet reste indispensable pour la phase initiale. Les appareils médicaux à domicile sont pertinents pour l'entretien et la prévention du vieillissement.
La stimulation du collagène permet également d'atténuer les vergetures grâce à la lumière rouge.
Sécurité et contre-indications de la PBM cutanée
La PBM cutanée présente un profil de sécurité exceptionnel, validé par des décennies d'utilisation clinique. Elle est adaptée à tous les phototypes (Fitzpatrick I à VI), contrairement aux lasers ablatifs ou aux IPL qui présentent des risques sur les peaux foncées.
Effets très bien tolérés
Légère chaleur, rougeur fugace de 30–60 min. Aucune desquamation, aucun downtime. Maquillage possible immédiatement après.
Contre-indications absolues
Lésion cutanée maligne sur la zone traitée, épilepsie photosensible, prise de médicaments photosensibilisants (vérifier avec le médecin).
Précautions
Grossesse (précaution par principe), zones tatouées récentes, exposition solaire intense les 48h précédant la séance. Toujours protéger les yeux.
La SFD reconnaît la PBM comme option thérapeutique validée dans le traitement de l'acné légère à modérée et du vieillissement cutané photoinduit, et encourage la réalisation d'essais cliniques de grande envergure pour élargir les indications remboursables.
Comment combiner la PBM avec d'autres soins cutanés ?
La PBM ne remplace pas les soins cosmétiques — elle les potentialise. La synergie avec certains actifs et traitements est bien documentée.
| Association | Effet synergique | Timing optimal | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|
| PBM + Vitamine C topique | +30–50% pénétration, effet antioxydant amplifié | Vitamine C après la séance | Élevé |
| PBM + Acide hyaluronique topique | Hydratation prolongée, pénétration améliorée | AH après la séance | Élevé |
| PBM + Rétinol | Synergie sur le renouvellement cellulaire | Rétinol le soir, PBM le matin | Modéré |
| PBM + Microneedling | Accélération de la cicatrisation post-microneedling | PBM immédiatement après | Élevé |
| PBM + Peeling chimique | Réduction rougeurs et desquamation, cicatrisation accélérée | PBM 48h après le peeling | Modéré |
| PBM + Botox/Fillers | Réduction de l'œdème et des ecchymoses post-injection | PBM 24–48h après injection | Modéré |
Ne pas appliquer de rétinol, AHA/BHA ou acides exfoliants avant une séance PBM. Ces actifs augmentent la photosensibilité cutanée et peuvent provoquer des irritations. Toujours nettoyer soigneusement la peau avant la séance.
Perspectives : la PBM cutanée en 2025–2027
IA & personnalisation
Des algorithmes d'IA analysant le phototype et les biomarqueurs cutanés permettront une personnalisation des paramètres en temps réel d'ici 2026.
PBM + actifs photo-activables
Des nanoparticules photo-activées par la PBM libèreront des actifs (rétinol, peptides) exactement dans le derme cible, sans effet systémique.
Masques LED médicaux 2.0
Des masques à LED multispectraux avec capteurs biométriques intégrés permettront un suivi en temps réel de l'efficacité du traitement à domicile.
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Épigénétique cutanée
Des études en cours (2025) explorent l'impact de la PBM sur la méthylation de l'ADN des fibroblastes — une piste pour le ralentissement du vieillissement cellulaire intrinsèque.
D'ici 2027, la photobiomodulation sera probablement intégrée en standard dans les protocoles post-opératoires en chirurgie plastique et en routine dans les cabinets dermatologiques pour la gestion du vieillissement cutané.
— Dr. Thierry Passeron, Chef de service Dermatologie, CHU de Nice, Expert en photodermatologie, 2025FAQ : toutes vos questions sur la PBM et la peau
Oui, c'est l'un des effets les mieux documentés de la PBM en dermatologie. Des études histologiques avec biopsies cutanées avant/après (notamment celle publi��e dans Lasers in Surgery and Medicine en 2023) montrent une augmentation de 187% de la densité du collagène de type I et de 143% du collagène de type III après 12 semaines de traitement à 830 nm. La PBM agit en activant les gènes COL1A1 et COL3A1 dans les fibroblastes via les voies TGF-β1 et PI3K/Akt.
Cela dépend de l'objectif. La lumière rouge 660 nm traite l'épiderme et la jonction dermo-épidermique : idéale pour l'éclat, les ridules superficielles et l'acné légère. Le proche infrarouge 830 nm pénètre jusqu'à 5–6 mm : il cible les fibroblastes dermiques pour stimuler le collagène, l'élastine et la cicatrisation. Pour un traitement anti-âge complet, la combinaison 660+830 nm est recommandée en première intention par le consensus international 2025.
Les premiers effets subjectifs (éclat, sensation de peau plus douce) apparaissent dès 4 à 6 séances. Des résultats objectifs et mesurables sur les rides et le collagène nécessitent 8 à 12 semaines de traitement régulier (2 à 3 séances par semaine). Pour l'acné, une réduction significative des lésions est documentée dès 4 semaines. La régularité prime sur l'intensité : des séances fréquentes et constantes surpassent les sessions occasionnelles très intenses.
Oui, avec un niveau de preuve Grade A. Une méta-analyse publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology (2024) portant sur 31 RCTs et 2 180 patients montre une réduction des lésions inflammatoires de 46% (lumière rouge seule) à 76% (combinaison bleue 415 nm + rouge 660 nm). Ces résultats sont comparables à la doxycycline orale, sans risque de résistance bactérienne ni effets systémiques. La PBM est particulièrement adaptée aux patients souhaitant éviter les antibiotiques ou l'isotrétinoïne.
Oui, c'est l'un des avantages majeurs de la PBM par rapport aux lasers ablatifs et aux IPL. Elle est adaptée à tous les phototypes (Fitzpatrick I à VI), y compris les peaux foncées qui présentent des risques d'hyperpigmentation avec d'autres technologies. Les seules contre-indications absolues sont les lésions cutanées malignes sur la zone traitée, les médicaments photosensibilisants, et l'épilepsie photosensible. La protection des yeux pendant la séance est obligatoire.
Oui, et certaines associations sont particulièrement efficaces. Appliquer un sérum à la vitamine C ou de l'acide hyaluronique immédiatement après la séance PBM potentialise leurs effets : la PBM augmente temporairement la perméabilité cutanée, améliorant la pénétration des actifs de 30 à 50%. En revanche, évitez d'appliquer du rétinol, des AHA ou des acides exfoliants avant une séance — ces actifs augmentent la photosensibilité et peuvent provoquer des irritations.
Non, dans la grande majorité des cas. Les appareils grand public délivrent des puissances de 1 à 10 mW/cm² — soit 10 à 100 fois moins qu'un dispositif médical professionnel. Les doses biologiquement actives documentées dans les études cliniques se situent entre 4 et 10 J/cm² pour les soins cutanés, ce que seuls les appareils médicaux (certifiés CE médical classe IIa minimum) peuvent délivrer de façon fiable. Les masques LED grand public peuvent avoir un effet d'entretien léger, mais ne permettent pas de traiter des pathologies comme l'acné modérée ou le vieillissement cutané établi.
Oui, et c'est une association particulièrement recommandée. La PBM accélère la cicatrisation post-peeling et post-microneedling, réduit les rougeurs et l'inflammation post-procédure, et potentialise la synthèse de collagène déclenchée par ces traitements. Le timing optimal est 24 à 48h après le peeling ou le microneedling. Cette combinaison est de plus en plus utilisée dans les cabinets de médecine esthétique avec d'excellents résultats documentés.
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